Qu’appelle -t- on des paradis fiscaux ?


Les paradis fiscaux désignent les territoires proposant un régime fiscal quasiment nul. Ils s’appliquent donc aux profits des non-résidents en termes d’impôts. Selon l’OCDE ou Organisation de Coopération et de développement économique, quatre principaux critères définissent le paradis fiscal, notamment l’inexistence des impôts, le manque de transparence, la loi évitant l’échange d’informations entre les administrations et l’acceptation des sociétés œuvrant dans l’univers fictif.

À qui les paradis fiscaux sont-ils profitables ?

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Les paradis fiscaux sont avantageux pour les professionnels œuvrant dans différents domaines, notamment les fonds spéculatifs. Les acteurs des entreprises importantes, comme Google, ainsi que des particuliers fortunés s’y lancent pour se mettre à l’abri d’une fiscalité importante que leur pays d’origine leur demande.  Les paradis fiscaux constituent aussi les pistes pour le blanchiment d’argent, du trafic de drogue et de la corruption. Dans l’Hexagone, ce phénomène gagne de l’ampleur. En 2009, l’État français a pris l’initiative de prendre des mesures face aux fugitifs fiscaux. Grâce à cette solution, plus de 7 milliards d’euros d’actifs ont pu être récupérés avec un bénéfice fiscal dépassant le 1 milliard d’euros.

Quels sont les paradis fiscaux les plus réputés ?

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En avril 2012, la France a décidé de mettre à jour la liste des ETNC (États et Territoires Non Coopératifs. En effet, parmi les États connus sous l’appellation paradis fiscaux se distinguent Botswana, Iles Marshall, Brunei, Guatemala, Iles Vierges britanniques (depuis août 2013), Mntserrat, Niue et Nauru. À partir d’août 2013, les Philippines ne font plus partie de la liste des paradis fiscaux. Cette année, de nombreux pays ne sont plus appelés paradis fiscaux tels que Costa Rica, Anguilla, Iles Cook, Belize, les Turques-et-Caîques, Panama, Liberia, Saint-Vincent et Oman. Le Botswana a décidé de faire partie de la liste des paradis fiscaux en 2012. En 2013, la France a pris l’initiative d’établir une liste noire des membres parmi lesquels se distinguent la Suisse et l’Autriche.